Interview de Catia D’Amore, thérapeute

Tribunes Romandes Ce qui frappe le lecteur qui consulte votre site est cette phrase : « Bienvenue dans un espace de conscience ».  Vos soins s’adressent-ils à tous ceux qui ont une démarche sincère en développement personnel et qui ont envie d’aller à la rencontre d’eux-mêmes ?

Catia D’Amore Mes soins s’adressent à tous. Ce message informe l’internaute qu’il entre dans un espace protégé, dans lequel des expériences de l’esprit pourraient se passer… Être en conscience est avant tout un état éveillé, que l’on pourrait décrire comme alerte. Quelqu’un qui se présente pour un seul soin peut tout-à-fait être en pleine conscience. Il n’y a pas de règle. Si quelqu’un ne l’est pas, il s’expose à mon verbe.

La plupart du temps nous fonctionnons de façon automatique, par exemple quand on ne se souvient plus quel itinéraire on a pris pour se déplacer d’un point A à un point B. Prendre conscience d’une façon de faire, c’est presque aussitôt la prise de conscience de l’absurde de ce comportement, toujours le même alors que la situation, elle, a changé depuis fort longtemps.

Tribunes Romandes En qualité de thérapeute agrée APTN & ASCA, comment vous décrivez vous?

Catia D’Amore Comme une professionnelle des thérapies intégrées, qui met ses connaissances au service des clients. En premier lieu, l’art du toucher, et de l’alimentation saine et adaptée, et en toile de fond, une connaissance plus intuitive, personnelle, philosophique.

Tribunes Romandes Avez-vous souvent le sentiment qu’une partie de vos clients vous consultent à cause du fait qu’aller chez un (e) psychologue est encore mal perçu dans notre société ?

Catia D’Amore Je n’espère pas. Pour commencer, je ne sais pas de quelle partie de la société vous parlez. Pour celle que je connais, ce n’est pas le cas. Ma patientelle a souvent déjà entrepris un travail ou en suit un en parallèle des massages. Le travail sur les mots avec un psychothérapeute et celui sur les maux par une aproche manuelle, s’avèrent être une très belle synergie. Le langage non verbal d’un massage permet une autre compréhension, qui passe par le corps.

Tribunes Romandes En cas de doute ou d’une attente utopique, vous arrive-t-il de refuser de pratiquer la demande de relaxation d’un client et de lui conseiller d’aller voir un professionnel de santé.

Catia D’Amore En tant que professionnelle de la santé, il m’arrive de rediriger quelqu’un chez son médecin, si un doute sur son état de santé ne permet pas de prodiguer un soin. D’autres cas, plus triviaux, se présentent lorsqu’un client prétend à une prestation érotique. Mais ces cas sont extrêmement rares, une attente utopique n’aboutit pas automatiquement à un refus de soin.

Tribunes Romandes Au-delà de la technique ou des gestes, rien ne remplacera l'implication du thérapeute, le désir d’aider ou de tenter de soulager. Le thérapeute qui ne prend pas le temps de se ressourcer, ne court-il pas le risque d’être plus tard, à côté de la plaque?

Catia D’Amore Le thérapeute est un humanoïde tout ce qu’il y a de plus normal, il s’expose  exactement aux mêmes troubles et pathologies que tout un chacun. Pour ce qui est des connaissances professionnelles, étant membre de différentes associations, je suis tenue de suivre une formation continue. Pour le reste, j’ai fait le choix il y 6 ans de ne pas consacrer plus de 50% de mon temps à mon activité professionnelle. Ce choix me permet de m’épanouir dans d’autres domaines, et cela se répercute naturellement sur ma façon de travailler avec ma patientelle.

Tribunes Romandes La société dite « moderne » dans laquelle nous vivons provoque de plus en plus du stress, des tensions physiques, des peurs, des états dépressifs, des colères…. Tous ces blocages s’inscrivent dans le corps et viennent perturber notre équilibre naturel. Comment peut-on y remédier ?

Catia D’Amore Le premier point est de prendre conscience que quelque chose ne va pas. Le 2ème serait d’entreprendre une démarche pour améliorer une situation douloureuse. Comme vous le dites, c’est un phénomène de société. Il est extrêment difficile de s’extraire de cette masse, et de répondre à la seule question fondamentale : comment puis-je être heureux? La réponse est là quelque part, pour chacun d’entre nous. Il n’y a pas une recette. Comme je le dis souvent lors de séances : faites ce que vous avez envie de faire présentement, boire un verre d’eau, aller pisser, ou dormir… C’est dans le pas-à-pas de l’instant que vous pouvez changer votre vie.

 

Interview réalisée par Thierry Dime, Directeur de publication

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